Gestalt, qu’est ce que c’est ?

Cette théorie est à la croisée des sciences, de la psychologie et de la philosophie.
Exposée au début du XXe siècle, la théorie repose sur le processus de perception et de représentation mentale des formes, selon lequel nous percevons les formes comme un tout et non comme une addition d’éléments.

Le mot gestalt, d’origine allemande pourrait se traduire par forme, mais en réalité sa signification est plus complexe et le sens global serait plutôt structure signifiante.
Le principe général théorisé repose sur le : tout est différent de la somme de ses parties, en s’appuyant sur deux postulats.
Le premier : les activités psychiques sont complexes et en relation avec un ensemble de systèmes psychologiques.
Le deuxième : ce système global tend naturellement vers une perception claire, concise et harmonieuse d’une forme ou d’un ensemble de forme. Cela signifie que le cerveau, de lui même tend à percevoir la forme la plus harmonieuse et la plus globale en mettant en place un système de biais cognitifs, nous reviendrons sur ce terme.

Ce principe de perception visuelle s’appuie sur 6 lois que nous illustrons ici :

Loi de la bonne forme : notre cerveau cherche à reconnaître des formes simples et stables qui lui sont familières. Notre perception des éléments se fera de manière globale, en cherchant à regrouper des éléments qui vont ensemble.
Notre cerveau cherche à reconnaître une forme qu’il connaît et qu’il peut interpréter simplement.

Loi de continuité : c’est la loi sur laquelle repose l’essentiel de la théorie. Les parties informes seront perçus comme une forme globale.

Loi de la proximité : notre cerveau regroupe spontanément les éléments proches et similaires.

Loi de la similitude à defaut de proximité, notre cerveau va spontanément regrouper des éléments similaires pour les ranger ensemble. Cette similitude peut se faire par la forme, la couleur ou l’orientation.

Loi de la clôture : notre cerveau cherche à interpréter une forme comme un tout en créant des lignes de clôture.

Loi du destin commun : des parties en mouvement ayant la même trajectoire sont perçues comme faisant partie de la même forme. 

Les Biais cognitifs

Définition : la fonction cognitive désigne les processus mentaux qui se rapportent à la connaissance et qui induisent un ensemble de fonctions comme la mémoire, le langage, le raisonnement, la prise de décision… Un biais cognitif, mettra en échec cette fonction en biasant le jugement.

Les biais cognitifs ne sont pas l’œuvre d’un disfonctionnement mais sont hérités de notre cerveau primitif afin d’optimiser notamment nos chances de survie. Si vous êtes au milieu d’une foule qui brusquement se met à courir vers une direction inconnue, il y a fort à parier que vous ferez de même, sans raison rationnelle.

Cette altération du jugement est utilisée dans les arts visuels, le marketing et surtout le design d’interface digitale. Il existe quantité de bais cognitifs, selon les études, certains en identifient entre 70 et 80. Pour notre part, nous allons nous attarder sur 5 d’entre eux :

– Le paradoxe du choix :
Une abondance d’informations conduit un individu à prendre des décisions moins efficaces et moins satisfaisantes que celles qu’il aurait prises avec moins d’informations.
En application : simplification des possibilités de choix sur  les interfaces

– L’effet de rareté
L’effet de rareté est un biais cognitif qui conduit un individu à donner davantage de valeur à un produit rare qu’à un produit disponible en abondance.
En application : création artificielle de l’effet de rareté sur un produit en ligne par exemple avec le décompte des produits disponibles

– L’effet d’immédiateté
Lorsqu’un individu a le choix entre deux récompenses, il va privilégier la récompense qu’il peut recevoir le plus tôt, même si sa valeur est inférieure à celle qu’il pourrait obtenir plus tard.
En application : un levier marketing pour stimuler un acte d’achat immédiat

– L’effet du choix d’Hobson + 1
Les individus sont plus susceptibles de se décider pour une option quand ils ont le choix entre deux, plutôt que lorsqu’il s’agit d’une option à prendre ou à laisser.
En application : les sites marchands proposent des options dans le but d’activer le choix.

– L’effet de la position du milieu
Face à une gamme de produits alignés côte à côte, nous avons tendance à préférer celui positionné au milieu.
En application : l’option situé au milieu (très souvent sur un rythme de 3) sera celle que l’ux designer souhaite que vous choisissiez.

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